Nom scientifique : Vetiveria zizanioides désormais : Chrysopogon zizanioides. Synonymes ancien: andropogon muricatus (Retz).
Vetiveria odorata.
Famille : poacées (anciennement graminées).
Origine : le vetiver est originaire du sous-continent indien, mais l'homme l'a acclimaté dans
toutes les zones tropicales et subtropicales. Les principaux producteurs sont Java, La réunion, Madagascar et Haïti.
Description : le vetiver ressemble à une graminée de prairie à ceci près que ses tiges, au lieu
d'être plates, sont fortement incurvées en forme de V. Sa hauteur peut atteindre 1,50 mètres dans les zones
tropicales et subtropicales, mais dans nos régions et en pot, il ne dépasse guère 80 cm.
Feuillage : les feuilles du vetiver sont coriace, étroites, longues et fines avec une forte incurvation de la nervure centrale.
Floraison : néant, le vetiver est stérile.
Fruits : néant.
Récolte : on récolte la racine dès que la plante est adulte, c'est à dire 10 mois environ après le repiquage.
Autres variétés : Vetiveria nigritana et Vetiveria nemoralis. On substitue désormais au nom de genre
Vetiveria celui ci : Chrysopogon.
Utilisations : le vetiver est connu depuis toujours pour : le parfum, qui est
extrait des racines (on peut y ajouter la confection d'éventails et d'une foule d'objets odorants).
Mais c'est une plante miraculeuse pour la fixation des sols.
Les racines du vetiver sont très tortueuses, entremêlées et extrêmement longues (jusqu'à plusieurs mètres); elles
sont donc aptes à fixer les terres soumises à de
fortes érosions, y compris l'érosion due aux crues violentes. Pour compléter ses talents, une haie de vétyver repousse
parfaitement après un incendie 'Australie). La feuille qui n'est pas parfumée sert à couvrir les toits, confectionner des paniers
et est également utilisée comme litière pour les animaux. Des essais sont en cours actuellement pour déterminer la
capacité du vétiver à épurer les eaux polluées et à fixer l'excès de gaz carbonique de l'atmosphère.
Résistance au froid-Rusticité : originaire des pays tropicaux, le vetiver semble supporter
des températures allant jusqu'à -10°c ( Australie et Caucase). Cette résistance au froid permet d'étendre sa
culture à toutes les zones à gel passager ou faible. Nous avons rencontré au Portugal des vétivers énormes dans une
zone à faible gel. Cette résistance au gel du vétiver semble conditionnée liée à un sol drainant.
Nature du terrain : les sols sableux lui conviennent le mieux, chez nous, on cultivera le vetiver en pot,
nous utilisons un mélange de 7 volumes de terreau horticole pour 1 volume de sable.
Exposition : la place la plus chaude et la plus ensoleillée sera réservée au vetiver.
Besoins en eau : en pleine terre dans sa zone naturelle, le vetiver préfère les sols frais profonds et humides.
Il est néanmoins sobre comme un chameau; cultivé
en pot, il aura soif, comme toutes les autres plantes; ne négligez pas les arrosages sous prétexte que c'est
une plante de terrain sec.
Taille : comme toutes les plantes au feuillage persistant, le vétiver ne nécessite qu'une taille d'entretien,
on enlève juste les feuilles sèches, mais dans les pays chauds où il est utilisé comme plante à massif, on le taille
en brosse avec un taille-haies.
Multiplication : on ne peut multiplier le vetiver que par division des racines; cette opération est à mener
en avril/mai en réservant une partie des racines pour conserver un pied-mère. Bien arroser après repiquage pour
favoriser la reprise.
Fertilisation : le vetiver est sobre, on peut lui donner de temps à autre un peu d'engrais de type : 17.17.17.
ou de l'ngrais plantes vertes ou du compost maison.
Quande la feuille commence à palir, c'estle signal d'un besoin d'engrais.
Ennemis : à part l'homme, pas de ravageurs pour le vetiver.