Nom scientifique : Zingiber mioga (Roscoe).
Famille : Zingiberacées (zingiberaceae).
Origine : Asie.
Introduction : le mioga a été introduit en Europe au 19ème siècle. Il a séduit les botanistes
de l'époque qui l'ont introduit dans tous les jardins botaniques.
Description : plante herbacée vivace issue d'un rhizome; elle peut atteindre 1m de haut.
Feuillage : le feuillage du mioga est lancéolé et caduc. Les grandes feuille opposées et engainantes
portent une nervure centrale marquée d'où partent de très fines nervures. Les feuilles du mioga sont très légèrement
odorantes au froissement.
Floraison : facile à obtenir; la floraison du mioga en serre s'étend de septembre à novembre. Les épis écailleux
naissent tout autour du pied, au ras du sol. Entre chaque écaille sortent les une après les autres des fleurs tubulaires
d'un jaune clair très lumineux.
Fruits : néant, le mioga est stérile.
Récolte : sous nos climats, la récolte des fleurs se fait au fur et à mesure de leur apparition, en principe
tant que dure la belle saison (de juin à septembre selon les régions).
Autres variétés : les zingibéracées sont nombreuses, parmi les plus connues nous cultivons le gingembre officinal,
le curcuma, le zédoaire, le grand galanga, le galanga kaempferia, le gingembre van phail.
Utilisations : le principal attrait du mioga, ce sont ses inflorescences, que ce soit pour le plaisir
de contempler la fleur ou pour la consommer. On l'incorpore au plat en fin de cuisson, tranchée en lamelles minces.
Essayez des dés de porc et de poulet mijotés avec de l'ail et des oignons; vous faites cuire séparément des nouilles
chinoises avec des "cheveux de grand-père" (vermicelle de soja). Quand la viande est bien rissolée, ajoutez
les lamelles de mioga puis les nouilles et le vermicelle, c'est prêt ! C'est aussi une bonne idée de faire cuire avec
les vermicelles et nouilles des lamelles de champignons parfumés (shi-take) et des champignons noirs. Le même plat
peut se concevoir en soupe.
Résistance au froid - Rusticité : ce qui a séduit les botanistes acclimateurs du 19ème siècle, c'est aussi sa
rusticité. L'un d'eux atteste que ses plants de mioga ont passé l'hiver particulièrement rigoureux de 1879 - 1880
ce qui ne nous renseigne guère... On peut lire de-ci de-là des affirmations sur la rusticité du mioga allant jusqu'à
des température de -18 ou - 20°. Pour notre part, nous n'avons pas essayé de le cultiver dehors, tout au plus,
ce que nous pouvons affirmer, c'est qu'il résiste sans souci à des gels passagers. Il convient de rester
prudent et de ne tenter des expériences que si l'on a des pieds de secours au chaud.
Nature du terrain : très facile à cultiver en pot, le mioga réclame pour prospérer, des sols très légers
et riches, acides et
exempts de pierres pour développer correctement son rhizome. En serre, utiliser un substrat à base de terre de
bruyère ou un terreau de feuilles. Pour le repiquage, il faut privilégier des pots bas et larges, les fleurs ayant
tendance à éclore à la périphérie du pot.
Exposition : une exposition en plein soleil est acceptable pendant les mois les moins chauds, le mioga
prospère cependant mieux s'il est protégé du soleil fort entre 11 heures et 16 heures. L'été, si la plante reste en
plein cagnard, le feuillage jaunit et le mioga entre en dormance pour de longs mois.
Attention surtout aux changements brusques de luminosité: toujours passer de l'ombre à la lumière progressivement.
Besoins en eau : très importants en période de végétation (d'avril à décembre sous nos climats).
Cesser tout arrosage de votre mioga dès que les feuilles sont à moitié jaunes pour ne les reprendre
progressivement qu'avec l'apparition des premières pousses. Veiller à utiliser une eau non calcaire.
Taille : se limite à supprimer les tiges jaunies.
Multiplication : division des rhizomes de mioga juste avant la reprise de la végétation. Diviser
à la main en morceaux portant au moins un bourgeon; le rendement final sera proportionnel à la grosseur
du rhizome de départ. Bien laisser sécher la cassure avant de planter.
Fertilisation : engrais plantes fleuries ou mieux, bon compost bien riche, à renouveler tous les
15 jours en période de végétation.
Ennemis : sous nos climats, le mioga n'a pas d'ennemi, ni en serre, ni en pleine terre, à part les
limaces qui aiment trouer les feuilles.