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Fleurs et baies de genièvre. genievre genievre

GENEVRIER, GENIEVRE



Nom scientifique : Juniperus communis (Linné)

Famille : cupressacées (anciennement conifères)

Origine : le genevrier est sauvage dans toute l'Europe, l'Asie et l'Amérique du nord.

Introduction : contemporain de l'homme, le genevrier était connu et utilisé dès l'antiquité gréco-romaine.

Description : le genevrier est un bel arbuste épineux d'Europe; certains peuvent atteindre 6 mètres de haut, mais habituellement, il ne dépasse guère 2 à 3 mètres. Son écorce se desquame en longues bandelettes.

Feuillage : le feuillage du genevrier est vert-bleu, persistant et épineux, la forme générale de l'arbre est fuselée mais les sujets mâles ont en général un port moins dense, des rameaux plus souples et plus échevelés. La feuille (épine) présente une bande vert clair longitudinale sur sa face interne. Le feuillage, le bois et les baie répandent une agréable odeur balsamique.

Floraison : le genévrier fleurit en mars/avril; la plante est dioïque, des sujets distincts produisent les fleurs mâles (étamines) et les fleurs femelles (pseudo-cônes).

Fruits : grosses comme un pois, les baies de genievre d'abord vertes, elles restent sur l'arbre et mettent deux années à mûrir.

Récolte : la récolte du genievre se fait à l'automne de la deuxième année aux alentours du mois d'octobre. Pour savoir si la baie est à maturité, on la presse sous le doigt; elle ne doit plus être dure, mais présenter de la souplesse. La récolte est délicate, le genevrier est bien défendu par ses épines. Il y a deux méthodes : la première consiste à agir délicatement, de glisser une main de femme ou d'enfant entre les branchages et de cueillir à la main. C'est long et on est quand même certain de se piquer. L'autre méthode consiste à étaler au sol des toiles tout autour du pied, à passer un cordage sur le tronc aux 2/3 de la hauteur et à secouer vigoureusement l'arbre. C'est plus efficace, il ne restera plus qu'à trier la récolte sur table.

Autres variétés : On rencontre en altitude une forme naine de genevrier, appelée aussi genevrier des Alpes (Juniperus communis ssp. nana). On recense une soixantaine d'espèces différentes : genevrier cade (Juniperus oxycedrus) genevrier sabine etc... D'une façon generale, soyez prudent avant de consommer des baies de genievre ramassée dans la nature, certains genevriers sont toxiques ou irritants; demandez conseil à un pharmacien.

Utilisations : la baie de genièvre est utilisée principalement dans la cuisine pour sa consistance agréable, son goût sucré et son arôme résineux. On la met dans les pâtés, gibiers, sauces, marinades et les choucroutes. La baie de genievre sert à aromatiser des boissons comme le gin et le genievre hollandais. Elle est également utilisée par la parfumerie. On lui prête aussi de nombreuses propriétés médicinales et on brûle le bois comme l'encens. Notez qu'une grillade de côtes d'agneau ne saurait être grillée que sur du genevrier !

Résistance au froid-Rusticité : le genevrier commun est très rustique et l'on n'a jamais vu un genevrier mourir de froid.

Nature du terrain : le genevrier prospère principalement sur les sols argilo-calcaires, mais on en rencontre aussi parfois sur des terres plus acides.

Exposition : les plus beaux massifs de genevriers se rencontrent sur les coteaux bien ensoleillés où ils forment parfois des colonies magnifiques mais on trouve aussi souvent des sujets isolés dans les sous-bois clairs.

Besoins en eau : germée sur place, la graine de genièvre pousse progressivement ses racines vers l'eau, à des profondeurs importantes entre les cailloux et les insinue dans la moindre fissure. Dans ces conditions, le genevrier résiste aux sécheresses sévères du sud. Si la plante vient d'un arrachis ou d'un semis en pépinière, elle ne possède pas cet énorme réseau de racines et se comporte comme toute autre plante, il faut lui donner à boire. Bien entendu, son feuillage épineux réduit fortement l'évapo-transpiration et la plante est malgré tout très sobre

Taille : on taille le génévrier le moins possible, et surtout pas sa cîme !

Multiplication : pour multiplier le genevrier, on dispose de trois moyens aussi aléatoires les uns que les autres. L'arrachis est séduisant, mais on a très peu de chances de prélever suffisamment de racines pour assurer la reprise de la plante. Le semis est très long, les graines doivent être stratifiées, vernalisées (soumises au froid) et la germination est lente, quand elle a lieu. La légende dit qu'il faudrait que la baie de genievre soit passée par l'estomac d'un oiseau pour pouvoir germer; c'est à vérifier, les oiseaux propagent la graine, c'est certain, mais des graines semées directement germent aussi. Reste le bouturage, c'est long (un an), mais efficace avec l'avantage de bouturer au choix des sujets mâles ou femelles.

Fertilisation : bien qu'habitué des terres les plus pauvres, le genevrier appréciera un peu d'engrais au moment de sa plantation, du 17.17.17 lui ira très bien; après, il se débrouillera tout seul.

Ennemis : à part les chevreuils qui apprécient de pouvoir ronger son écorce, le génévrier n'a pas d'ennemis.

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